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Bienvenue dans le grand salon à la française, situé au rez-de-chaussée ! Il incarne l’esprit du Château et le XVIIIe loclois. Et vous offre un aperçu fascinant de la manière dont les gens aisés vivaient et habitaient dans cette région. Le mobilier original, caractéristique du style Louis XV-Louis XVI, souligne le savoir-faire régional et l’artisanat traditionnel. Chaque objet raconte une histoire, chaque détail évoque un héritage. Votre regard se portera naturellement sur le buste d’Abraham-Louis Breguet qui trône fièrement dans un coin du salon. Ce célèbre horloger, dont les contributions à la profession sont inestimables, est honoré ici pour ses réalisations exceptionnelles et son génie créatif, à l’instar du dispositif antichoc ou du tourbillon.

LE GRAND
SALON

L’avez-vous vue ? La curieuse pendule encadrée par les deux fenêtres a été trouvée chez un antiquaire français. Dans le cabinet, on a découvert une annotation manuelle anonyme : « Château des Monts, Grand Salon ».  L’Association des amis du musée l’a rachetée et ramenée, en quelque sorte, chez elle.

MUSÉE

Bienvenue dans la salle des temps de la montre, qui conte, avec une précision digne des meilleurs mouvements, et de manière résolument innovante, le parcours de 500 ans d’évolution horlogère au gré des parties constitutives d’une montre. Laissez l’ébauche, le moteur, la transmission, le système distributeur, le système régulateur, et l’affichage être vos guides du XVe à nos jours. À vous de choisir votre lecture du temps : verticale, périodique ou guidée par votre curiosité et les détails qui s’imposeront sur les huit vitrines. 

Le saviez-vous ? La montre chinoise du Val-de-Travers a connu son âge d’or au XIXe siècle. En effet, l’entreprise horlogère Bovet de Fleurier, dans le Val-de-Travers, détenait le quasi-monopole des ventes en Chine de montres à goussets à mouvements apparents. Cette montre a fait la réputation de cette cité horlogère. Et se niche aujourd’hui au rez-de-chaussée du Château. Saurez-vous la repérer ?

LES TEMPS
DE LA MONTRE

Bienvenue dans la salle des trésors ! Maurice Sandoz, le premier bienfaiteur du musée, a été le catalyseur qui a incité des personnalités telles qu’Henri Jeanmaire et Frédéric Savoye à offrir leurs collections. Mais qui était Maurice Sandoz ? Héritier des industries pharmaceutiques Sandoz, artiste, musicien, poète et collectionneur, il passait une partie de l’année dans son château de Burier, au bord du lac Léman. Lorsqu’il apprend que la ville du Locle souhaite installer ses collections d’horlogerie au Château des Monts, il fait don d’une partie de sa collection de montres, de pendules et d’automates, soit 35 pièces, à sa commune d’origine. 

La salle couvre principalement la période du XVIIIe au XIXe siècle. C’est une époque doublement contrastée. D’une part marquée par les Lumières, qui mettent l’accent sur la performance technique et le génie mécanique, et de l’autre côté du spectre, on retrouve l’influence du romantisme. Sandoz s’inscrit résolument dans cette seconde mouvance. C’est l’âge d’or de l’artisanat, ainsi que du dandysme, de l’univers du spectacle, de la galanterie et des bals masqués. C’est l’âge d’or de l’automate. Il s’agit de pièces à partager en société, où prime la magie de l’innovation, du mouvement et de la musique, sur l’indication de l’heure. Cela fait écho à l’époque où Genève était connue comme « la Fabrique », accueillant les plus habiles des orfèvres, des émailleurs, des graveurs, des sertisseurs et des guillocheurs.

L’automate « la fée Carabosse », pièce anglaise datant de la deuxième moitié du XIXe siècle, avec sa longue robe (qui cache son rouage) est un exemple de l’esprit de cette collection. On peut imaginer qu’après un bon repas, l’hôte surprenne ses invités en faisant avancer l’androïde le long de la table de banquet ; elle s’arrête devant un convive, lequel doit alors donner un gage ou pousser la chansonnette.

SALLE
MAURICE
YVES SANDOZ

Le saviez-vous ? L’une des pièces phares de cette salle a été volée… puis retrouvée. Maurice Sandoz possédait une pièce unique dans sa collection, un miroir avec un oiseau chanteur, réalisé par les frères Rochat. Un jour, en rentrant chez lui, il constate la présence d’un pétale de rose en or sur ses escaliers. Immédiatement, il sait que cette pièce lui a été dérobée. En effet, les pétales étaient des parties individuelles du miroir qui s’articulaient et se refermaient au gré des mouvements de l’oiseau ; il a pu se détacher et tomber dans la précipitation. Quelques années plus tard, l’un de ses amis aperçoit cette pièce à Milan, et l’annonce alors à Maurice Sandoz. Sachant que sa pièce est unique, il se rend en Lombardie avec le pétale retrouvé pour confronter le vendeur. S’il a pu prouver la véracité de son histoire, il a néanmoins été contraint de payer pour récupérer sa propriété.

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La salle de musée dédiée aux pendules neuchâteloises de M. Huguenin est une expérience unique, réservée exclusivement à cet art horloger. Elle offre une appréciation tant esthétique que mécanique des pendules de notre région. Sur le plan historique, la salle offre une perspective chronologique claire, permettant aux visiteurs de se situer dans le temps. Les pendules exposées couvrent en effet une période allant du XVIIIe siècle au milieu du XIXe siècle, offrant ainsi un aperçu complet de l’évolution de la pendulerie neuchâteloise. On y trouve encore une autre touche personnelle d’Alfred Huguenin, instituteur au Locle puis professeur de dessin : les aquarelles décorant les boiseries sont de sa main et témoignent de son amour pour le Jura.

SALLE
ALFRED HUGUENIN

Les avez-vous vues ?   Dans un coin près de la porte se trouvent deux pendules d’un style rappelant l’époque de Louis XIII. Leurs poids doivent être remontés chaque jour, une tâche presque rituelle. L’une d’entre elles, surnommée « queue de vache », tire son nom du placement audacieux de son balancier devant le cadran.

SALLE
HENRI
JEANMAIRE

Comme toutes les salles du premier étage, la salle Jeanmaire est le reflet de la passion de ce donateur. On sait qu’Henri Jeanmaire, qui a dirigé une usine d'optique où l'on construisait les dispositifs de visée des avions de la Royal Air Force en Angleterre, aimait l’apiculture, le curling, mais avant toute chose, la réfection des cabinets de facture Boulle. Cette technique décorative, mise en vogue par Charles André Boulle, sous Louis XIV, est une marqueterie alliant le laiton, parfois l’étain, à l’écaille de tortue marine. Non seulement Henri Jeanmaire aimait restaurer les pièces, mais parfois leur offrait un tout nouveau décor. Il était tellement passionné, qu’après avoir fait don de ses objets au musée, on l’y retrouvait encore régulièrement en train de les commenter.

Le saviez-vous ?  L’écaille provenait de tortues de l’océan Pacifique, comme celle que vous voyez au bas de la vitrine à droite de la fenêtre. En raison du voyage long et périlleux, ce matériau rare était particulièrement onéreux, au point que son prix dépassait parfois celui de l’or.

Ce salon fait écho aux années 1950-1960, où il était de bon ton de s’acheter une ou plusieurs pendules. Cet engouement incita des entreprises comme Zénith au Locle ou Le Castel, près de Neuchâtel, à produire des pendules neuchâteloises en série, en particulier la fameuse Louis XVI. Ici, vous découvrez la collection personnelle de Frédéric Savoye, une personnalité distinguée, cultivée, amateur de voyage, et directeur de l’entreprise Longines. Sa collection témoigne du caractère passionnel de la pendule.

Avez-vous remarqué le mécanisme de la pendule n° 17 ? Autrefois placée au-dessus des lits, on tirait sur ses cordons pour lire l’heure au beau milieu de la nuit. Approchez-vous du tableau et vous découvrirez une miniature authentique d’une pendule dans le clocher d’une église, avec en toile de fond un paysage alpin. Ou encore, admirez la pendule ornée des armoiries des communes du canton de Neuchâtel, créée par Zénith en 1948 pour célébrer le centenaire de la Révolution neuchâteloise.

SALLE
FRÉDÉRIC SAVOYE

L’avez-vous remarquée ?   Une pendule fait partie de la collection, mais ne se trouve pas dans cette salle. La salle contient en effet les 22 des 23 pendules suisses et françaises léguées par Frédéric Savoye. Mais où est la 23e ? Importante et rare, une pendule de sacristie rythmant les heures liturgiques est exposée au rez-de-chaussée du Château des Monts. Vous descendez de suite ou vous y penserez tout à l’heure ?

LES TEMPS
DU TEMPS

Qu’est-ce que le temps ? À quoi sert le temps ? Le Château des Monts dédie l’entier de son dernier étage à l’histoire de la mesure du temps — les temps du Temps. La perception du temps, le temps chronologique, la mesure du temps, le temps saisonnier, le temps mécanique et non mécanique, le temps sociologique, astronomique… tout y est exploré ! Chaque étape de ce parcours muséal dévoile un aspect singulier de notre rapport au temps, mêlant histoire, science et curiosités, pour une exploration fascinante de cette dimension fondamentale de notre existence.
 

Une fois n’est pas coutume, choisissez vous-même comment vous allez prendre en main l’histoire du Temps. Vous pouvez parcourir le tracé proposé ou prendre des chemins de traverse, à vous le temps !

Les avez-vous vues ?   Elles détonnent et sont aussi compliquées à déchiffrer que fascinantes, les montres révolutionnaires fabriquées pendant la Révolution française, conformément au calendrier révolutionnaire du 1er septembre 1792. Ce calendrier révolutionnaire transforme la mesure du Temps de manière radicale : l’année 1792 devient l’An I, avec 12 mois de 30 jours chacun portant des noms comme vendémiaire, nivôse, germinal, messidor, etc. L’année se termine par 5 jours de fête appelés Sans-Culottides. La semaine compte désormais 10 jours au lieu de 7, avec un jour de repos, et la journée est divisée en 10 heures, chaque heure ayant 100 minutes et chaque minute 100 secondes.

L'ATELIER

Au sein du musée d’horlogerie, l’atelier de restauration offre une immersion unique dans l’art de réparer les pièces d’exception. Les visiteurs peuvent assister à des étapes de restauration en temps réel, poser des questions à la praticienne et découvrir les processus de restauration. La restauratrice travaille sur plusieurs projets simultanément alliant réparation technique et reprise esthétique. Ses travaux sont tous dédiés à des pièces du musée. Ses interventions mettent en lumière l’histoire de chaque pièce, de son origine à sa prise en main au Château. Elle doit aussi enquêter pour connaître son histoire, savoir qui est intervenu sur le mécanisme ou le décor, déterminant ainsi s’il s’agit d’un prototype ou d’un modèle d’origine, et quelles interventions seront nécessaires pour la restauration. Enfin, elle établit un lien entre passé et présent, révélant les secrets de l’horlogerie à travers les âges dans un dossier de présentation détaillé qui accompagnera désormais à jamais la pièce.

Le saviez-vous ?  La formation de Techniciens et Techniciennes diplômées ES en microtechniques, orientation restauration et complications horlogères est une affaire de Loclois et de Locloises -  elle n’est pas disponible ailleurs.

Nous vous invitons à explorer les trésors qui ont récemment pris leurs quartiers au Château des Monts. Acquisitions ou dons, ces pièces sont une fenêtre ouverte sur une époque, une culture, un artisanat, un savoir-faire spécifique. Vous avez 365 jours pour découvrir une collection de montres-bracelets contemporaines, une collection de pendules à sujet françaises et neuchâteloises de la seconde partie du XIXe, et un ensemble de pièces techniques dédiées à la médiation et aux démonstrations. Profitez-en, car après cet intervalle muséal très précis, elles devront céder leur place aux nouvelles venues.

EXPO TEMPORAIRE
DONS ET ACQUISITIONS
2023 

Le saviez-vous ?  Le musée expose une série de registres répertoriant l’ensemble de la production de Huguenin Médailleurs SA au Locle. Il s’agit de volumes dans lesquels toutes les pages sont divisées en plusieurs cases. Ces dernières correspondent à la production de chaque modèle, ce qui signifie que chaque face d’une médaille prend place dans une case. Dans chacune de ces dernières est collé un petit carton, frappé à l’aide de l’étampe concernée. Plusieurs informations complémentaires, telles que la date de fabrication et le nom du commanditaire, y sont ajoutées, offrant des renseignements précieux pour l’étude des pièces. À ceci s’ajoutent des médailles olympiques et des pièces commémoratives de tous genres et de tous styles.

LA SALLE
À MANGER

En face du grand salon à la française, cette salle à manger, avec ses boiseries en noyer, contraste. En plus de la superbe vue sur le jardin à l’anglaise, la salle recèle bien des surprises. Le régulateur astronomique sur le mur entre les deux fenêtres affiche un cabinet ouvragé par l’École de sculpture sur bois de Brienz et un mouvement réalisé par l’École d’horlogerie du Locle. Découvrez pourquoi son pendule est placé de manière atypique pour compenser les variations de température. En parlant de températures, l’horloge de marbre noir en face affiche un thermomètre, un baromètre et l’aiguille des mois montre aussi l’équation du temps. Nos guides vous l’expliqueront en un tournemain !

Le saviez-vous ? On raconte que le bois qui compose la salle à manger provient d’un lot en transit au Locle et destiné à être transformé en crosses de fusils, mais intercepté et dédié alors à de nouvelles vocations.

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